compte rendu de notre voyage
Une annonce de rassemblement de vélos Pedersen dans une revue et Jean Claude 49 et moi-même décidons d'y aller. C'est une réunion annuelle dans la ville anglaise qui a vu naître ces vélos: Dursley. Jean Claude a 3 vélos de cette marque et nous en mettons deux dans le van pour un voyage du 16 au 21 avril 2026.Saumur Ouistreham pour prendre le ferry jusqu'à Portsmouth. Puis autoroute jusqu'à Dursley, près de Bristol, au début de la Cornouaille.
Le samedi matin, au point de rendez-vous, nous rencontrons les autres participants, propriétaires de vélos de la marque, soit…une vingtaine de personnes. Il semble que ce soit tout ! Certes, c’est une marque confidentielle, mais nous nous attendions à un rassemblement plus conséquent. Avec un italien, nous représentons « l’international ».
Hormis une copie en bois du premier vélo fabriqué par monsieur Pedersen, Jean Claude a le plus ancien, 1901. Celui qu’il m’a prêté date de 1910.
Pour rappel, Michael Pedersen (1855 – 1929), d’origine danoise, est l’inventeur des cadres atypiques de ces vélos avec une selle en hamac caractéristique (brevetés en 1894). Celui que m’a prêté Jean Claude est un modèle femme, dont le cadre est encore plus compliqué et sophistiqué, avec une boite à deux vitesses maison dans le moyeu arrière. La production s’arrête avec la mort de monsieur Pedersen, puis reprend en 1978 sous l’impulsion d’un autre danois, à Copenhague cette fois, pour une production confidentielle et à la demande.
Ce qui est magnifique, c’est la structure du cadre en triangle. Trois tubes, venant du moyeu arrière, du pédalier et du moyeu avant (fourche) se relient en un même point haut, faisant que les contraintes sur les tubes s’exercent en pression sur le bout des tubes. Un dernier tube pour tenir l’arrière du hamac et voici un profil superbe qui fait beaucoup poser de questions aux passants.
Le programme prévoit une présentation au centre-ville qui prend la matinée. Le maire de Dursley est présent et les passants peuvent admirer les vélos comme les cyclistes. Jean Claude est évidement le plus élégant, rejoint par l’italien. Les anglais ont aussi mis leur plus belle tenue. Un très petit musée (20m² max) sur la place des halles rend compte de l’activité industrielle de la ville. Outre Pedersen, l’usine Lister employait environ 4000 personnes. Autant dire le cœur industriel de la ville pendant plus d’un siècle. Dans une région d’élevage de moutons, Lister a fabriqué, entre autres matériels à vocation agricole, des écrémeuses, des tondeuses à mouton, mais aussi des moteurs fixes électrogènes ou fait une coopération avec Jaguar.
Midi a sonné le retour au point d’accueil pour une collation offerte par le club des vélos anciens, section locale. L’après midi fut consacré à une visite guidée de la ville, en vélo bien sûr, passant par le cimetière et la tombe de monsieur Mikael Pedersen, la maison où il vécut, puis les traces des usines Lister, en majeure partie démolies. Visite passionnante et intéressante.
S’en suivent deux conférences pour le groupe. L’une sur la fabrique Lister par un employé ayant travaillé dans l’entreprise ; l’autre sur l’expérience du conférencier ayant fait le célèbre rallye London to Brighton (récemment ouvert au vélo d’avant 1905) en vélo Pedersen.
Le dimanche est consacré à une balade de 35 km dans les environs. Une nouvelle adresse de départ pour un parcours faisant découvrir une bien belle campagne, agrémentée d’un canal que nous suivons sur le chemin de halage. Une halte dans une ferme auberge pour un thé ou café et nous voilà repartis sur des routes vallonnées. Mais personne ne parle de repas de « midi ». Et pour cause, celui-ci est prévu vers 15h30, 16h, dans le restaurant contiguë à notre point de départ du matin. Voilà bien encore une curiosité anglaise. Pour autant le repas est excellent et le temps magnifique, comme tous les jours de notre séjour.
Le groupe, encore plus restreint que la veille ne roule pas entièrement en vélo ancien. Bizarre. Nous n’avons pas la même conception des rallyes en vélo ancien.
Je demande pourquoi les membres du club de vélos anciens ne viennent pas avec d’autres marques. Ce n’est pas possible, me répond le président, car ce week-end est consacré à la marque Pedersen exclusivement, quitte à rouler à seulement sept ou huit Pedersen et des VTT modernes. Dommage.
Autre curiosité : à l’arrivée des vélos au bout des 35 km, chacun est parti vers sa voiture, et…nous n’avons plus vu personne. Nous nous attendions à un regroupent de fin de weekend, un petit discours de clôture. Rien. Bref, les deux italiens (aussi surpris que nous) et nous avons continué la fin d’après midi ensemble. En fin de compte, nous avons rencontré des anglais passionnés et sympathiques, dévoués à la marque Pedersen, mais avec un léger déficit dans l’organisation.
Pour le lendemain, nous avions repéré deux musées intéressants dans les environs. Le premier, en pays de Galles, est le musée national du cycle. Superbe collection des débuts jusqu’aux années 80 de vélos, accessoires, affiches, etc. Malheureusement le manque de place est patent. Je l’ai signalé dans la rubrique « carte des musées » car il vaut vraiment le détour.
Le deuxième musée est le Bugatti trust, qui ne comporte qu’une voiture, quelques moteurs et accessoires, mais surtout conserve une majeure partie des archives Bugatti pour le monde entier. Une occasion rêvée pour Jean Claude de reparler de son authentique vélo Bugatti.
Le retour dans notre Saumurois se fait par le même chemin et le même ferry, de jour cette fois ci pour environ 6h de traversée.
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